
L’Agence Nationale de Sécurité et de Certification Électronique (ANSICE) traverse une période cruciale de son existence. Depuis le départ de Mahamat Awaré Neissa, l’institution phare de la sécurité numérique est confrontée à une crise existentielle. Mais avant de pondre des communiqués pour mettre en garde, il faut se poser des questions sur les causes profondes de cette situation et sur les mesures à prendre pour redresser la barre.
Sous la direction de Mahamat Awaré, il faut dire sans risque de se tromper, que l’ANSICE avait pris un essor considérable, promettant de devenir un acteur majeur de la sécurité numérique dans le pays. Les projets qu’il avait initiés, notamment sur la cybercriminalité, étaient prometteurs. Mais son départ précipité a laissé l’institution sans direction et sans vision.
Aujourd’hui, l’État et les citoyens sont exposés à toutes les dérives et à toutes les attaques. Les menaces numériques sont réelles et les conséquences peuvent être désastreuses. L’on feint de prendre véritablement conscience de la gravité de la situation et agir pour redresser la barre. Le Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, a un rôle crucial à jouer dans ce processus. Il doit reconnaître les talents qui peuvent contribuer à la sécurité numérique du pays et leur donner les moyens de réussir.
Les projets importants sur la cybercriminalité et la lutte contre la cybernétique et la protection des données à caractère personnel, doivent être relancés et mis en œuvre avec efficacité. Il est temps de passer à l’action et de démontrer que la sécurité numérique est l’une des priorités pour le pays.
Et c’est là que tout se joue. Nous espérons que Mahamat Idriss Déby prendra les mesures nécessaires pour redresser la situation et assurer la sécurité numérique du pays. La balle est dans son camp. Il est temps pour lui de prendre des mesures concrètes pour protéger les citoyens et l’État contre les menaces numériques, car personne n’est à l’abri et nous sommes tous concernés. Les récentes attaques et les images qui circulent sur les réseaux sociaux sont là pour nous rappeler que la sécurité numérique n’est pas un jeu. Il est temps d’agir.
Correspondance particulière
