
À N’Djamena, les récentes affaires de viols de fillettes et d’adolescentes suscitent une vive indignation au sein de la société civile.
Dans un communiqué officiel signé par le Représentant national Chérif Hamid Abakar, Chargé des Relations Internationales près de la Présidence, l’ONG Afrique Solidarité Emploi Formation Création Entreprises International (A.S.E.F.C.E. International) exprime sa profonde préoccupation face à la recrudescence de ces crimes.
L’organisation dénonce des actes « d’une extrême gravité » qui constituent, selon elle, des violations flagrantes des droits fondamentaux des enfants et des femmes. Elle rappelle que ces violences portent atteinte à la dignité humaine et fragilisent durablement le tissu social, moral et républicain du pays.
« Aucune coutume, aucune tradition, aucune précarité sociale, aucune circonstance ne peut justifier ou excuser de tels crimes », souligne le communiqué.
Face à cette situation alarmante, A.S.E.F.C.E. International appelle les autorités judiciaires et sécuritaires à faire toute la lumière sur ces affaires, à poursuivre les auteurs présumés et à garantir des sanctions conformes à la loi.
L’ONG insiste également sur la nécessité d’assurer une protection immédiate des victimes, ainsi qu’une prise en charge médicale, psychologique et sociale adaptée, dans le respect strict de leur dignité.
Au-delà de l’action judiciaire, l’organisation exhorte les responsables communautaires, religieux et éducatifs à s’engager activement contre les violences sexuelles et à briser la loi du silence. Elle rappelle l’urgence de renforcer la prévention et l’éducation au respect, à l’égalité et aux droits humains dès le plus jeune âge.
Dans son message, le Représentant national Chérif Hamid Abakar réaffirme l’engagement de l’ONG à contribuer, aux côtés des institutions et de la société civile, à toute initiative visant à protéger les enfants et les femmes.
« La dignité humaine ne se négocie pas »
Pour A.S.E.F.C.E. International, la protection des plus vulnérables constitue un devoir absolu. L’organisation estime que le respect des droits des enfants et des femmes est un fondement essentiel de la justice, de la paix et du développement durable.
« Se taire, minimiser ou détourner le regard serait une faute morale et collective. Il est temps d’agir, ensemble, avec responsabilité et courage », conclut le communiqué.
