
Dans la salle bleue de l’ONAMA, l’artiste tchadien AfrotroniX, de son vrai nom Caleb Rimtobaye, a dévoilé jeudi 26 février 2026 son nouvel album intitulé « KOD ». Composé de 27 titres, ce projet fusionne musique électronique et rythmes traditionnels tchadiens, affirmant une identité sonore singulière.
Au-delà d’un simple lancement discographique, la conférence de presse s’est muée en tribune culturelle. L’artiste y a plaidé pour une revalorisation des cultures africaines et des langues nationales. Pour lui, la culture demeure « l’expression véritable de qui nous sommes » et constitue un socle essentiel pour toute société aspirant à se projeter dans l’avenir.
Revenant sur les anciens systèmes de communication, notamment à travers le tam-tam, il a rappelé que les sociétés africaines possédaient déjà leurs propres codes et formes de technologies sociales. Il a ainsi souligné que la prédominance des langues étrangères ne devrait pas éclipser la richesse des langues maternelles, dont il encourage la promotion et la transmission.
Se revendiquant de l’afrofuturisme, AfrotroniX défend une démarche consistant à projeter la mémoire africaine vers l’avenir sans rompre avec ses racines. À travers « KOD », il inscrit la création artistique au cœur des réflexions culturelles et politiques, proposant une vision renouvelée du monde à venir.
Dans cet album, les percussions traditionnelles constituent l’ossature de ce qu’il qualifie d’« énergie hybride » : un dialogue constant entre le tam-tam et les machines, entre l’héritage ancestral et le numérique.
