
Objet : ORGANISATION DES ETATS GENERAUX DE LA SECURITE AU TCHAD
Monsieur le Président de la République,
A mon nom propre en tant que citoyen tchadien, je viens par la présente m’exprimer sur la question de l’insécurité qui prévaut sur l’étendu du territoire national, au moment où notre pays cherche une stabilité nationale pour son développement.
A l’honneur de cette plume, j’espère dans un proche avenir de voir mon pays vivre dans une paix durable. En ma qualité d’un tchadien est un citoyen jaloux de son pays, vous exprimer mon attachement à la souveraineté du Tchad que vous avez entreprise en votre qualité de Chef de l’Etat et garant des institutions de la République.
Depuis votre accession à la tête de notre pays le Tchad, vous-vous êtes résolument engagé pour que le Tchad amorce un nouveau virage, cela s’est fait. L’organisation du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS), qui a réuni tous les tchadiens des différentes composantes autour d’une table pour lancer un nouveau débat de l’histoire de notre pays. Les tchadiens dans leur ensemble vous doivent cette reconnaissance.
Le peuple tchadien vous a placé une fois sa confiance après une gestion de la transition réussie, en vous élisant lors de l’élection présidentielle tenue en 2024, qui a annoncé les couleurs de la 5ème République, définissant vos engagements solennels pour la refondation de notre pays le Tchad.
Estimez-vous heureux Monsieur le Président que vous êtes l’adulé du peuple tchadien, par vos mérites même si vos ennemis ne l’admettent pas. En tant que citoyen de mon pays, je tiens à exprimer cette reconnaissance. Des œuvres humaines ne seront jamais parfaites.
Cette question de l’insécurité qui perdure au Tchad nous interpelle tous et non seulement la responsabilité incombe qu’aux autorités de notre pays. Cette insécurité ne peut continuer à perdurer pour empêcher les tchadiens à vivre en paix. De ce fait, il faut identifier des solutions à courtes durées pour minimiser les risques.
1) L’implication réelle des chefs traditionnels dans la résolution des conflits intercommunautaires, agriculteurs-éleveurs tout en leur donnant le pouvoir réel, comme au temps jadis de jouer convenablement leur rôle des autorités traditionnelles sur leur territoire. Parce que, les Chefs traditionnels sont dépouillés de leur pouvoir par les Gouverneurs, les préfets, sous-préfets et les commandants de bridages qui interférent dans la gestion des affaires traditionnelles et c’est ce qui alimentent continuellement les conflits dans nos différentes villes et villages tchadiens ;
2) Alors que la Haute Autorité des Chefferies Traditionnelles du Tchad existe, la tâche devrait être confiée a celle-ci pour gérer les conflits liés à la terre (agriculteurs-éleveurs), qui endeuillent les tchadiens au quotidien et
mettre de côté les ingérences des gouverneurs, préfets, sous-préfets et les commandants de brigades qui alimentent les sources de ces conflits.
Sans faire référence aux nombreuses indélicatesses des représentants de l’Etat dans les différentes provinces du Tchad
Monsieur le président de la République, il y a lieu de tenir des états généraux de la sécurité nationale, donc tous les chefs traditionnels seront conviés au tour de la table pour égrainer leur chapelet de doléance afin de sortir de cette question de l’insécurité dans nos provinces, surtout en ce qui concerne les conflits agriculteurs-électeurs qui sont entretenus sciemment par les représentants de l’Etat dans nos provinces. Beaucoup ne vont pas vous dire cela, même vos propres conseillés ne veulent pas vous dire cette vérité. Les tchadiens sont condamnés à vivre ensemble dans leur diversité et non de s’entretuer pour des questions de la terre.
Monsieur le président, les tchadiens attendent de vous une réponse pour mettre fin à cette pratique qui compromet le vivre ensemble entre eux. Parce que ne n’avons pas besoin de
dépenser de l’argent pour la sensibilisation pour la paix, il faut investir pour le développement du Tchad. Les tchadiens ont confiance à leurs chefs traditionnels pour résoudre ce problème de conflit qui ôte des vies humaines.
Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, nos salutations citoyennes et croire en l’expression de notre respectueuse considération.
ABBE ABEL
Citoyen tchadien
