
Aleva Ndavago Jude, président fondateur de l’association et centre Dakouna Espoir, a tenu un point de presse ce samedi 23 août 2025 au siège de l’organisation, situé dans le 6e arrondissement de N’Djamena, afin d’apporter des éclaircissements suite à son arrestation survenue le 20 août dernier.
Lors de sa déclaration, M. Ndavago a affirmé que cette interpellation faisait suite à de fausses accusations portées contre lui. L’affaire remonte à un incident impliquant un ancien pensionnaire du centre Dakouna Espoir un jeune qui ne fait plus partie des effectifs actuels. Ce dernier, soupçonné de vol, aurait été appréhendé par la police. Selon le président, sous la pression et la peur, le jeune aurait alors livré des déclarations erronées, l’incriminant à tort.
Cette situation a également entraîné l’arrestation de quatre jeunes, dont un âgé de seulement 14 ans, qui protestaient contre la détention de leur président.
« Heureusement, les enquêtes ont permis d’établir la vérité », a déclaré Aleva Ndavago Jude. Le dossier a été classé sans suite, et les personnes arrêtées, y compris le président, ont été libérées dès le 21 août 2025.
Dans son discours, le président de Dakouna Espoir a déploré le fait que ce ne soit pas la première fois qu’il soit la cible de ce qu’il qualifie de campagnes de diffamation : « On m’accuse à tort d’exploitation des enfants, de délinquance, d’incitation aux troubles. Certains disent même que je serais à la tête de groupes de jeunes agresseurs, que je les forme pour rejoindre un parti politique que je ne citerai pas ici. »
Il poursuit :
« Mais je le dis haut et fort : jamais, en dix ans de mission auprès des enfants et des jeunes vulnérables que je sers et que j’aide, je n’ai été impliqué dans une quelconque affaire criminelle, ni de près ni de loin. »
Dakouna Espoir est une structure d’accueil et de réinsertion pour jeunes en situation de précarité, active depuis une décennie à N’Djamena. Malgré les controverses, son fondateur affirme rester déterminé à poursuivre son engagement social.
