
La Fédération tchadienne de taekwondo (FTTKD) a officiellement lancé, ce mardi, le séminaire national des ceintures noires à l’issue d’un point de presse animé dans un hôtel de la place par son Vice-président, Me Bassounda Sylvanus. Une rencontre qui marque un tournant important pour la discipline, à la fois sur les plans technique, organisationnel et institutionnel.
Devant un parterre de journalistes et de professionnels des médias, le Vice-président de la Fédération a rappelé que ce séminaire s’inscrit dans la tradition du taekwondo tchadien. Organisé chaque année au mois de janvier, il vise à recycler les maîtres et encadreurs afin d’harmoniser les techniques, unifier les méthodes d’enseignement selon les standards de la World Taekwondo, renforcer les capacités des formateurs et uniformiser la prononciation des mouvements de base.
Cette troisième édition revêt un caractère particulier. Elle est organisée conjointement par la Fédération tchadienne de taekwondo et l’Association des ceintures noires de taekwondo du Tchad, dans un contexte marqué par l’installation du nouveau Bureau exécutif issu de l’Assemblée générale élective du 29 novembre 2025.
Implanté au Tchad depuis plus de cinquante ans, le taekwondo compte aujourd’hui des milliers de pratiquants répartis dans neuf ligues provinciales et plusieurs ligues départementales. « Le taekwondo a évolué, passant du traditionnel à l’olympique », a souligné Me Bassounda Sylvanus, non sans rappeler que ces dernières années, l’aspect olympique a parfois pris le pas sur la dimension martiale de cet art, fondée sur des valeurs essentielles telles que la courtoisie, la loyauté, le respect de soi, la discipline et la cohésion sociale.
C’est justement pour rééquilibrer ces deux dimensions que la Fédération a fait appel à des experts de haut niveau. Le séminaire sera animé par le grand maître Abaga Edjang Fernando, ceinture noire 9e Dan, de nationalité équato-guinéenne, figure emblématique du taekwondo traditionnel, ainsi que par le grand maître Nkam Henri, ceinture noire 8e Dan, de nationalité camerounaise, spécialiste de l’approche olympique moderne, aux côtés du grand maître tchadien Madjadingar Teble, ceinture noire 5e Dan.

Selon le Vice-président de la Fédération, cette initiative s’inscrit pleinement dans la politique nationale de professionnalisation du sport et d’encadrement de la jeunesse, impulsée par les plus hautes autorités du pays et portée par le Chef de l’État.
Le point de presse a également servi de cadre pour annoncer un événement symbolique : la distinction prochaine du ministre en charge des Sports, Maïde Ahmit Lony, salué pour son leadership et son soutien ayant permis aux athlètes tchadiens de remporter 67 médailles lors du Championnat d’Afrique Zone 4, organisé à N’Djaména en octobre 2025 avec la participation de cinq pays. La Fédération a, par ailleurs, exprimé sa reconnaissance à Sa Majesté le Sultan du Chari-Baguirmi, Mbang Hadji Woli, pour son engagement constant en faveur de la jeunesse et du développement du sport, notamment du taekwondo.

Autre point majeur abordé : la régularisation des grades au sein de la Fédération. Me Bassounda Sylvanus a reconnu l’existence de déséquilibres liés au manque d’experts par le passé, ayant empêché certains pratiquants expérimentés d’être évalués et promus. Le séminaire entend ainsi corriger ces insuffisances, jugées préjudiciables au bon fonctionnement de la Fédération.
En clôturant son intervention, le Vice-président de la Fédération tchadienne de taekwondo a salué le rôle crucial des médias dans la promotion de la discipline et appelé à un accompagnement soutenu pour assurer le rayonnement de cet événement majeur.
Ce séminaire national des ceintures noires s’annonce donc comme un moment clé pour le renforcement des compétences, la restauration des valeurs fondamentales du taekwondo et la consolidation de l’unité au sein de la grande famille du taekwondo tchadien.
