
À l’occasion de la cérémonie officielle de passation de service au Secrétariat général de la Présidence, le nouveau titulaire du poste, Moustapha Masri, a livré un discours empreint de solennité, de loyauté institutionnelle et d’engagement résolu au service de l’État.
Dès l’entame de son allocution, le nouveau Secrétaire général a tenu à exprimer sa profonde gratitude et sa fidélité au Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, qu’il a qualifié de « guide éclairé » dans un moment qu’il a décrit comme historique, mêlant émotion et espoir. Il a réaffirmé sa détermination à assumer avec rigueur et diligence les hautes responsabilités qui lui sont confiées, plaçant son action sous le signe du service à la Nation.
Dans un ton à la fois ferme et mobilisateur, Moustapha Masri a insisté sur le principe fondamental de continuité de l’administration publique, qu’il a présenté comme un levier d’excellence et de progrès. Il a rappelé que les engagements pris devant le peuple, au nom du Chef de l’État et sous le regard de Dieu, ne sauraient souffrir d’aucune dérogation.
S’adressant à son prédécesseur, il a salué le travail accompli et lui a adressé ses vœux de réussite dans ses nouvelles fonctions, soulignant la reconnaissance de la République pour les services rendus.
Le nouveau Secrétaire général a également mis l’accent sur les valeurs cardinales devant guider l’action administrative : travail, abnégation, engagement, disponibilité et cohésion. Selon lui, seule une synergie d’action efficace permettra d’atteindre les objectifs fixés dans le cadre des grandes orientations nationales.
Revenant sur les directives présidentielles, il a cité les propos du Chef de l’État appelant à faire de la Présidence « un laboratoire de valeurs » et un modèle d’exemplarité, de probité et d’excellence. Il a ainsi érigé le travail en « règle d’or », reprenant avec insistance cette exigence comme socle de l’action publique.
Dans une envolée volontariste, Moustapha Masri a décliné une vision axée sur le développement, la sécurité, la protection, l’épanouissement et la liberté, le tout dans le strict respect des lois et des institutions de la République. Il a insisté sur la primauté de l’intérêt général, appelant à transcender les différences au profit de l’unité nationale.
À mi-parcours du mandat présidentiel, il a exhorté les collaborateurs à passer des discours aux actes concrets, notamment à travers la mise en œuvre effective des programmes prioritaires. Il a plaidé pour une administration plus fluide, réactive et intègre, capable de répondre efficacement aux attentes des citoyens.
Enfin, dans une note plus personnelle, le Secrétaire général a tenu à clarifier son mode de fonctionnement. Il a distingué sa « personne morale », qu’il annonce exigeante et intransigeante, centrée exclusivement sur le travail bien fait, de sa « personne physique », qu’il souhaite proche, accessible et à l’écoute de ses collaborateurs.
Ce discours, marqué par une forte charge symbolique et un appel à la rigueur collective, trace les grandes lignes d’une gouvernance administrative orientée vers la performance, la discipline et le service exclusif de la Nation.
