
L’INSEED à travers le Ministère des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale a organisé, le 7 avril 2026, un atelier de partage des résultats des statistiques économiques des années 2024 et 2025, à l’Hôtel de l’Amitié de N’Djamena.
Présidé par le Secrétaire général du Ministère des Finances, M. Bidjéré Binjaki, l’atelier de publication des statistiques économiques 2024-2025 a réuni les représentants du FMI, de la Banque mondiale, les partenaires techniques et financiers, les cadres de l’INSEED ainsi que les représentants des ministères sectoriels.
Cet atelier, dont l’objectif principal est de partager les principaux indicateurs économiques du pays, a offert un cadre d’échanges fructueux sur l’évolution récente de la conjoncture et sur les perspectives de renforcement du système statistique national.
Dans son allocution, le Directeur général de l’INSEED, Tom Chérif Bilio, a souligné l’importance de la transparence et du partage des données. « Cette journée vise à mettre à disposition des décideurs des informations actualisées sur les comptes nationaux, les indicateurs conjoncturels et le commerce extérieur. L’analyse de la conjoncture économique révèle une croissance passée de 4 % en 2023 à 5 % en 2024, traduisant un renforcement progressif de l’activité économique et des efforts en faveur d’une croissance durable ». Tom Chérif Bilio a également rappelé les progrès réalisés dans la production statistique, comme la disponibilité des comptes nationaux de l’année N-1 dès l’année N et le développement des comptes trimestriels couvrant 2005-2025, ainsi que la forte baisse de l’inflation entre 2024 et 2026. En effet, les résultats confirment un raffermissement progressif de l’activité : la croissance du PIB est passée de 4% en 2023 à 5% en 2024, tandis que l’inflation a basculé dans une phase de nette désinflation, de 5,7% en 2024 à -2,6% en 2025, puis -3,3% en février 2026, sous l’effet notamment de la baisse des prix alimentaires. La mise à disposition des comptes nationaux de l’année N-1 dès l’année N, la production de compte trimestriels sur 2005-2025 et l’adoption du SCN 2008 (base 2017) marquent une modernisation profonde du système.

Dans Son intervention, le représentant du Représentant résident de la Banque mondiale au Tchad, Boubacar Sidiki Walbani, a mis en avant l’importance stratégique des statistiques économiques pour la planification et la prise de décisions. « Les données fiables constituent un outil indispensable pour mesurer les progrès et orienter les politiques publiques. La Banque mondiale soutient le Tchad dans l’amélioration de la production statistique, notamment à travers le Projet PHASAOC, qui favorise la diffusion et l’amélioration des données économiques », a-t-il souligné. Le Représentant résident du Fonds Monétaire International (FMI) au Tchad, Nooman Rebei, a salué la mutation profonde de l’appareil statistique national. Selon lui, la qualité du dialogue entre son institution et l’INSEED constitue désormais un modèle du genre. « Notre partenariat se distingue par des échanges réguliers, approfondis et constructifs, qui permettent d’améliorer en continu la compréhension de la conjoncture économique et des dynamiques structurelles du pays », a-t-il déclaré.
Mettant en exergue l’importance de cet atelier, le Secrétaire général du Ministère des Finances, M. Bidjeré Bindjaki, a rappelé que le travail abattu par l’INSEED constitue le socle même de la souveraineté nationale. « Un pays ne se développe pas à l’aveugle. Gouverner, c’est d’abord connaître ses forces et ses fragilités », a-t-il affirmé, avant de souligner que les chiffres dévoilés par l’INSEED ne sont pas de simples données statistiques, mais le fondement des réformes de l’État inscrites dans la vision « Tchad Connexion 2030 ».
